Les administrations et les établissements d’enseignement utilisent déjà l’IA dans leurs activités. L’étude Enterprise Cloud Index de Nutanix montre cependant que leurs infrastructures et leurs mécanismes de gouvernance progressent moins rapidement que les usages.
L’intelligence artificielle commence à intervenir dans des missions directement liées aux citoyens, de l’étude des demandes de prestations à la détection des fraudes. Dans l’éducation, elle s’insère également dans les outils et les services utilisés par les établissements. Cette évolution fait de la préparation technologique une question de continuité et de qualité du service public. Selon l’étude annuelle Enterprise Cloud Index de Nutanix, 73 % des infrastructures du secteur public ne sont pas encore prêtes à exécuter sur site des charges de travail d’IA complexes. Les organisations doivent composer avec des systèmes historiques, des clouds privés et des migrations engagées à des rythmes différents.
Une modernisation liée aux missions publiques
La difficulté ne se résume pas aux performances techniques. Une application utilisée pour un service aux citoyens doit rester disponible, protéger les informations traitées et respecter les règles propres au secteur public. Ces exigences doivent également être maintenues lorsque le traitement est réalisé localement ou au plus près du lieu où le service est délivré. Pour gagner en souplesse, 87 % des responsables technologiques interrogés prévoient d’accroître leur recours à la conteneurisation au cours des trois prochaines années. Celle-ci doit les aider à faire évoluer leurs applications et à répartir leurs charges de travail entre différents environnements sans reconstruire chaque service.
La confiance dépend aussi de la gouvernance
Cette modernisation doit rattraper des usages qui se développent parfois hors des processus d’évaluation. Parmi les responsables informatiques des administrations et du secteur éducatif, 91 % considèrent que les solutions d’IA non contrôlées représentent un risque pour la sécurité et l’accomplissement de leurs missions. Le développement de cette Shadow AI peut réduire la visibilité sur les données transmises aux outils, les résultats produits et les décisions prises à partir de ces informations. La transformation des services publics dépendra donc autant de la capacité à déployer l’IA que de celle à en encadrer l’utilisation.
La modernisation devient ainsi une condition de confiance. Pour intégrer davantage l’IA aux services publics, les organisations devront pouvoir démontrer que leurs infrastructures sont disponibles, que leurs données restent protégées et que chaque usage répond à des règles identifiables.

