Pour près de 9 utilisateurs d’IA sur 10, les processus de leur entreprise ne suivent pas le rythme de production de l’IA

Étude Dropbox : l’IA est devenue le point de départ du travail, mais sa finalisation repose encore sur de nombreuses tâches manuelles

Si l’IA est censée réduire les tâches chronophages, une grande partie du travail manuel nécessaire pour finaliser les tâches amorcées grâce à elle reste gérée par les utilisateurs. Une étude menée par Dropbox révèle que 54 % des professionnels commencent leur travail avec l’IA, mais que 74 % transfèrent manuellement les résultats générés d’une application à l’autre au moins trois fois par jour. Seuls 11 % estiment que l’IA produit un résultat complètement abouti ne nécessitant pas d’étapes supplémentaires.

Cette étude menée par Dropbox auprès de plus de 500 professionnels américains utilisant l’IA met en évidence l’écart qui subsiste encore entre le point d’entrée du travail et son aboutissement. Si l’IA permet de générer une réponse en quelques secondes, transformer ce résultat en un travail “clé en main” peut encore nécessiter de transférer du contenu d’une application à l’autre, de le partager avec les membres de l’équipe et de le finaliser pour validation. L’étude montre ainsi que si l’IA devient de plus en plus souvent le point de départ d’une tâche ou d’un projet, une grande partie des étapes suivantes restent manuelles.

Parmi les enseignements clés :

  • L’IA devient le point de départ du travail, mais rarement son point d’arrivée. Plus de la moitié des répondants (54 %) indiquent qu’un assistant IA est désormais leur principal point d’entrée pour les tâches professionnelles, devant les documents, les e-mails, les moteurs de recherche et les outils de gestion de projet. Pourtant, seuls 11 % déclarent que l’IA produit un travail pleinement finalisé, ne nécessitant pas d’étapes supplémentaires.

  • Les dernières étapes sont loin d’être automatisées. Près des trois quarts des répondants (74 %) transfèrent manuellement des contenus générés par l’IA entre différentes applications au moins trois fois par jour. Pour 30 % d’entre eux, cela se produit six fois ou plus par jour, tandis que 65 % utilisent au moins trois applications pour mener à bien une mission habituelle réalisée à l’aide de l’IA.

  • Les contenus générés par l’IA deviennent une composante du patrimoine de connaissances de l’organisation. 43 % des répondants indiquent que la majeure partie de leur travail hebdomadaire réalisé avec l’aide de l’IA devient une documentation pérenne pour leur équipe ou alimente une base de connaissances partagée.

L’IA a changé le point de départ du travail.

L’IA réduit rapidement les obstacles à la production d’un premier résultat. Mais commencer un travail avec l’IA ne signifie pas pour autant le finaliser avec elle.

D’ailleurs, la fiabilité des résultats constitue le principal obstacle à la transformation des contenus générés par l’IA en livrables professionnels “clés en main. » Ainsi, 40 % des répondants citent la précision des résultats comme principale difficulté, devant les exigences de sécurité ou les protocoles de l’entreprise (26 %).

Cela contribue à expliquer pourquoi 84 % des professionnels interrogés estiment que l’IA permet aux salariés de produire plus rapidement que leur organisation ne fait évoluer ses processus et méthodes de travail.

Le “dernier kilomètre” du travail change de nature

Les étapes qui interviennent après la génération de contenu constituent le nouveau « dernier kilomètre » de l’IA. Les contenus produits doivent encore parvenir aux bonnes personnes, circuler dans les bons canaux de communication, suivre les circuits de décision appropriés, obtenir les autorisations nécessaires, gérer les workflows, qui permettent de les rendre fiables et exploitables. C’est précisément ici que Dropbox intervient, en connectant les utilisateurs et les contenus pour permettre au travail de continuer à avancer efficacement.

Prenons l’exemple d’une proposition commerciale destinée à un client. L’IA peut en générer une première version, mais il faut toujours vérifier son contenu au regard des informations disponibles sur le client, recueillir les retours, intégrer les modifications, obtenir les validations nécessaires et enregistrer la version finale dans un espace où l’équipe pourra facilement la retrouver et la réutiliser.

La prochaine étape de l’IA : transformer les résultats générés en contenus durables

Chez Dropbox, nous estimons que répondre à ces enjeux implique d’aller au-delà de la simple génération de contenu. À mesure que les connaissances circulent entre les individus et l’IA, le contenu et le contexte qui les accompagnent doivent eux aussi suivre ce mouvement. Le document qui en résulte doit également être conservé dans un espace pérenne, où les équipes peuvent continuer à collaborer en toute sécurité.

Dropbox observe déjà que ses clients intègrent ses solutions à leurs usages de l’IA, avec une utilisation de Dropbox au sein des outils d’IA partenaires multipliée par 13 au cours des quatre derniers mois. Grâce à des intégrations avec des outils tels que ChatGPT, Claude, Gemini, Runway, Superhuman et Monday.com, l’entreprise facilite ainsi sa prise en main dans les outils d’IA tout en permettant de préserver et pérenniser les contenus ainsi créés.

Dropbox entend également jouer un rôle plus large dans ces dernières étapes, en facilitant la circulation des contenus et du contexte entre les différentes expériences d’IA et en offrant aux équipes un espace commun et cohérent pour poursuivre leur travail. Si l’IA a déjà transformé le point d’entrée du travail, la prochaine étape consiste à rendre les « derniers kilomètres » aussi fluides que les premiers.

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